Automobile : les mesures des candidats à la présidentielle

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Les élections présidentielles de 2022 arrivent à très grands pas, Coyote vous propose de faire le point sur les mesures concernant le secteur de l’automobile et du transport.

Alors que vous hésitez peut-être encore pour quel candidat vous allez voter, nous faisons le point sur les conséquences que pourraient avoir l’élection potentielle des différents prétendants ! Prix du carburant, normes environnementales, permis à point… Coyote vous dit tout !

Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise)

Le candidat de la France Insoumise a annoncé plusieurs mesures concernant le secteur du transport et de l’automobile, il a dit vouloir bloquer le prix de l’essence à 1,40 euro le litre en réduisant la marge des grands groupes pétroliers.

Jean-Luc Mélenchon se veut anti SUV et souhaite encourager le covoiturage ainsi que l’usage de carburants alternatifs à des fins écologiques. Voici ses mesures phares :

  • Renationaliser les autoroutes afin qu’elles redeviennent publiques et revenir aux tarifs antérieurs ;
  • Mise à disposition de véhicules à faibles émissions pour les ménages à faibles revenus ;
  • Opter pour une police de la route plutôt que les radars automatiques / radars de vitesse ;
  • Développer l’usage de carburants plus écologiques (rétrofit, électrique) ;
  • Relocaliser l’industrie automobile en France.

Emmanuel Macron (LREM)

Le candidat au potentiel second mandat présidentiel a quant à lui affirmé ne pas vouloir plafonner le prix du carburant. Il prévoit plutôt de mettre en place des dispositifs d’aide économique en cas d’augmentation soudaine du coût de l’essence. Voici quelques mesures de son programme :

  • Mise en place potentielle d’une clause de revoyure en 2028 sur la possibilité de conserver les moteurs thermiques après 2035 ;
  • Création d’un « leasing social » avec des véhicules à prix plancher (à partir de 100 € par mois) pour rendre l’électrique plus abordable ;
  • Accompagnement des PME dans la transition écologique, avec la fin du « bashing automobile » (expression employée pour désigner un acharnement législatif contre les automobilistes).

Yannick Jadot (EELV)

La principale prise de position du candidat des Verts consiste à sortir du thermique d’ici 2030. Il souhaite que la vente de véhicules à moteur thermique soit interdite après cette date. Il défend l’utilisation du rétrofit et de l’électrique comme alternative. Voici quelques-unes de ses propositions :

  • Investissement de 7 milliards d’euros pour la SNCF dans une logique de développement des chemins de fer avec notamment un « Pass liberté climat » permettant un accès illimité à tous les transports dès 16 ans ;
  • Fin des véhicules à moteur thermique fixée en 2030 ;
  • Développement de pôles de partage de véhicules électriques à l’entrée des zones rurales, du covoiturage et de l’intermodalité ;
  • Aide au déplacement de 1000 euros par an pour les salariés.

Marine Le Pen (RN)

La candidate du Rassemblement National refuse de laisser la transition écologique contraindre les citoyens. Elle affirme vouloir supprimer les zones à faibles émissions et les malus automobiles ou encore ajouter les véhicules hybrides à la liste des véhicules propres. Face au prix du carburant, elle prévoit de baisser la TVA à 5,5% et proposer un prêt de 1000 euros pour la conversion au bioéthanol.

  • Suppression des ZFE ;
  • Déploiement des bornes de recharge pour les véhicules électriques ;
  • Fin de la fiscalité punitive et des malus automobiles ;
  • Mise en place d’une agence nationale de maîtrise des matières premières.

Anne Hidalgo (PS)

Anne Hidalgo souhaite poursuivre la dynamique qu’elle a appliqué à la capitale afin de réduire la pollution automobile. Elle dit vouloir sortir du diesel d’ici 2024. Face au prix du carburant, elle opte elle aussi pour une baisse de la TVA à 5,5% avec un plafonnement du prix hors-taxes.

  • Favorable au développement des bornes de recharge et des stations à hydrogène ainsi que du leasing social pour les voitures électriques ;
  • Aide de 5000 euros pour les jeunes souhaitant passer leur permis de conduire ;
  • Sortie du diesel d’ici 2024.

Eric Zemmour (Reconquête)

Le candidat de la Reconquête a annoncé vouloir plafonner le prix de l’essence à 1,80 euros grâce à une refonte de la fiscalité liée aux carburants. Il souhaite prolonger la durée de validité du contrôle technique de 2 ou 3 ans et s’oppose au contrôle technique pour les deux roues. Voici ses principales mesures :

  • Suppression des zones à faibles émissions ;
  • Fin du permis à points pour le permis conduire (mise en place de suspensions en cas de comportements dangereux et d’amendes plus conséquentes) ;
  • Rétablissement des limites à 50km/h et 90km/h ;
  • Plafonnement du prix du carburant à 1,80 euro le litre.

Valérie Pécresse (LR)

La candidate des Républicains se déclare « pro-voiture » et souhaite mettre un terme aux différentes mesures contraignant les automobilistes. Elle veut maintenir les véhicules hybrides après 2035 tout en proposant des prêts à taux zéro pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride.

  • Report dans le temps du calendrier des zones à faibles émissions ;
  • Maintien des véhicules hybrides après 2035 ;
  • Défense de l’utilisation de la voiture individuelle ;
  • Rapatriement de la filière automobile en France.

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