Vers la fin des voitures thermiques ?

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La volonté de l’Europe de mettre fin à la production de véhicules à moteur thermique ne date pas d’aujourd’hui. Nous vous avions déjà parlé de cette nouvelle étape de la transition écologique dans notre article sur la loi climat 2021. Actuellement, les objectifs du Parlement européen concernant le marché automobile se précisent : les députés viennent de voter l’interdiction de vente des voitures thermiques neuves à partir de 2035.

Retour sur la décision du Parlement européen

C’est dans le cadre du « paquet climat » voté le 8 juin 2022 que le texte a été adopté avec sept autres textes majeurs, ayant pour but d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Alors que de nombreux députés étaient en faveur d’une interdiction totale des voitures thermiques après 2035, seulement la vente de véhicules neufs sera interdite à partir de cette échéance.

Les voitures thermiques achetées jusqu’en 2035 pourront continuer de circuler et même être revendue sur le marché de l’occasion. Cependant, le texte risque de subir encore quelques modifications puisque des ultimes négociations entre le Parlement et le Conseil auront lieux prochainement.

Un calendrier à suivre pour les constructeurs automobiles

S’ils restent encore quelques détails à régler, les grandes dates sont déjà fixées pour les constructeurs automobiles : d’ici 2025, les véhicules neufs devront réduire leurs émissions de CO2 de 15%, puis de 55% d’ici 2030. Nous pouvons donc nous attendre à une importante conversion vers l’électrique chez l’ensemble des constructeurs européens dans les années à venir.

Cependant, un point reste difficile à appréhender : les constructeurs automobiles pourront continuer à vendre leurs véhicules à moteur thermique en dehors de l’Union Européenne… Une exception quelque peu problématique puisque si l’ensemble des continents ne réduit pas ses émissions de CO2, aucun d’entre eux ne sera épargné par les conséquences du changement climatique.

Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, encourageait même les constructeurs à continuer de vendre leurs voitures en dehors de l’Europe… Une contradiction qui risque assez vite d’être pointée du doigt.

Quelles alternatives après 2035 ?

Pour l’instant, les véhicules hybrides ne pourront pas non plus être vendus après 2035, mais une clause de revoyure a été fixée pour 2026 afin de réévaluer la question. De la même manière, le sujet sur les carburants de synthèse est encore en cours de discussion. Le vice-président de la Commission chargée du Pacte Vert a affirmé : « Cela ne semble pas réaliste, ces carburants semblent exorbitants en termes de coût, mais si les constructeurs nous apportent la preuve du contraire, tant mieux. La balle est dans leur camp, la Commission fera preuve d’un esprit d’ouverture sur ce point ».

Si différentes alternatives telles que les carburants de synthèse et les biocarburants se développeront dans les années à venir, nous pouvons imaginer que les constructeurs se tournerons majoritairement vers l’électrique.

Motos et scooters : les deux-roues sont-ils concernés ?

Pour le moment, le texte de loi voté ne concerne pas les deux-roues motorisés ! Si l’Union européenne ne s’est pas attaquée à ce type de véhicule c’est certainement parce qu’elle sait que les constructeurs ne sont pas encore prêts à faire la transition vers le tout électrique. Par conséquent, il se peut qu’une véritable explosion du nombre de motos et de scooters ait lieu chez ceux qui refuseraient de passer à l’électrique…

« Amendement Ferrari », le luxe épargné ?

Les deux-roues ne sont pas les seuls épargnés par le texte de loi : les constructeurs automobiles vendant moins de 10 000 véhicules par an ne sont pas concernés pour l’instant. Cette exception concerne presque exclusivement les marques de luxe et leur permettrait de continuer à vendre jusqu’en 2036, peu importe leurs taux d’émissions de CO2.

1 COMMENTAIRE

  1. Ces décisions de la commission Européenne sont absolument scandaleuses parce que injustes et discriminatoires pour les populations, destructrices pour l’industrie automobile et les millions d’emplois qui en découlent, et enfin absurdes car tous les (vrais) experts (pas les idéologues du climat) savent que la pollution automobile, au niveau mondial (c’est à dire à l’echelle de la planète, représente 1.2% des sources de pollution.
    A quand un grand soulèvement des populations ( genre « gilets jaunes puissance 27 ») pour dire « NON » à tous ces diktats Europeistes?

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