Le marché automobile en difficulté en 2022 ?

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Voitures sur un parking aérien

Avec un septième mois consécutif en baisse et 6% de moins en janvier 2022, le marché automobile européen n’avait pas connu un tel début d’année depuis 30 ans. Pour causes, la pénurie de semi-conducteurs affecte toujours la production et les consommateurs craignent la baisse de leur pouvoir d’achat !

Découvrez notre bilan sur l’état du marché automobile en ce début d’année 2022.

Les chiffres à la baisse pour le marché automobile

Selon les chiffres du cabinet NGC-Data, on compte 102 901 immatriculations de véhicules neufs en janvier 2022. Ce qui équivaut à une baisse de 18,6% en comparaison avec janvier 2021. Jérôme Gautier, le directeur commercial de Citroën, explique :

« Sur le plan statistique, tout le monde va se faire très peur sur le premier trimestre 2022. Nous allons certainement prendre la marée car le marché était bien reparti durant les trois premiers mois de l’année 2021, sur des bases sensiblement identiques à celles de 2019. Pour autant, ce que nous avons observé lors des premières semaines nous conforte dans une hypothèse de croissance du marché VP autour de 4 % en 2022, dans une fourchette large de 0 à + 10 %. »

Les causes de la baisse du marché automobile en 2022

Le secteur automobile a été confronté à des nombreuses difficultés ces deux dernières années : les périodes de confinement dues à la crise sanitaire et l’impossibilité pour les consommateurs de se rendre chez les concessionnaires ont été le point de départ d’une baisse régulière pour le marché européen. Néanmoins, ce n’est pas tant le confinement en lui-même qui a affecté les ventes automobiles mais la pénurie de semi-conducteurs suscitée par la crise sanitaire.

En effet, le semi-conducteur est une substance indispensable aux technologies électroniques présentes dans les ordinateurs, les smartphones et… les automobiles ! Suite à différents imprévus, la production mondiale de semi-conducteurs a très largement diminué et de nombreux constructeurs automobiles ont dû fermer des lignes de production et retarder leurs livraisons. Aujourd’hui, de nombreuses solutions liées à cette pénurie sont mises en place. C’est pourquoi on peut croire à l’hypothèse défendue par Jérôme Gautier concernant le retour à la croissance du marché de l’automobile en 2022.

Enfin, les craintes des consommateurs vis-à-vis de leur pouvoir d’achat affectent également les ventes de véhicules neufs. Aussi, de nombreux automobilistes optent pour des véhicules d’occasion vendus à des tarifs plus abordables.

Les prévisions pour le reste de l’année 2022 : un retour à la hausse ?

Malgré la baisse générale, certains constructeurs automobiles s’en sortent mieux que d’autres. Peugeot s’affirme en première position avec presque 20% de ses parts de marché et huit autres marques ont connu la croissance en ce début d’année : Hyundai-Kia, Mini, Cupra ou encore Audi, Porsche (avec 36,4%) pour les voitures premium.

Le saviez-vous ? La marque MG Motor connaît une croissance de 364% avec leurs véhicules électriques. Le constructeur chinois a triplé ses ventes en Europe l’an dernier avec plus de 52 000 unités en comptant le Royaume-Uni !

Les achats de véhicules par des particuliers représentent 47,2% des immatriculations en ce début d’année suite à une légère augmentation ces derniers mois. Les voitures à essence pèsent quant à elles 37,7% des immatriculations, les modèles hybrides essence 20,9%, les diesel 18,3% alors que les voitures électriques restent encore en retrait avec 9,9%.

Les conséquences de la guerre en Ukraine

Lors de sa dernière prise de parole, l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) restait optimiste pour la suite de l’année 2022 et prévoyait une hausse de 7,9% pour le marché européen ; c’était sans compter sur les conséquences de la guerre en Ukraine…

Un groupe comme Renault vend environ 500 000 voitures en Russie et possède trois de ses usines sur place. Depuis maintenant une semaine, sa production a été mise à l’arrêt car les camions utilisés pour apporter les pièces sont arrêtés à la frontière.

Par ailleurs, le groupe français n’est pas le seul à être affecté. La production du groupe BMW est elle aussi ralentie car elle dépend d’entreprises ukrainiennes, pour ses faisceaux de câblage notamment.

Des dizaines d’usines voient leurs exportations ou leurs fabrications affectées par la situation en Ukraine. Les conséquences pratiques (approvisionnement en pièces et matériaux) et économiques risquent d’avoir un impact considérable pour le marché automobile en ce début d’année 2022.

5 Commentaires

  1. Je suis complètement d’accord avec PETRINI. les offres constructeurs ne correspondent pas du tout aux attentes des clients: voitures élec très chères et mauvaise autonomie + bilan environnemental catastrophique, hybrides couteuses et pataudes une fois la batterie déchargée … L’autre solution jamais envisagée par le Gouvernement serait le flexfuel en remplacement de l’essence. En plus du faible coût de 0,80 €/L, Il me semble me souvenir que le gain environnemental est de 50% en CO2 et 90 % en micro particules. Sur simple décision politique, on pourrait équiper la presque totalité du parc existant en à peine plus d’un an. Même si cela utiliserait un peu de surfaces agricoles, il y en a largement assez pour cet usage. Cela ferait travailler nos agriculteurs qui vivent très mal de leur métier, et il y a encore beaucoup de terres inexploitées. De plus, on tendrait vers l’autonomie énergétique en se passant du pétrole russe, puisque cette production est complètement locale. Pour les véhicules neufs, seul Ford propose cette solution, et ils font un carton commercial. Les Services Marketing des constructeurs sont vraiment très mauvais. Le choix du tout électrique s’explique par le fait que les politiques ne jurent que par le nucléaire, il faut donc provoquer la consommation d’électricité par tous les moyens afin de justifier la constructions de centrales à 20 Md d’€ auxquels s’ajouteront le dangereux stockage des déchets pendant plus de 100000 ans, à charge des nos petits enfants. Même si la population accepte le nucléaire, il y a des limites à la bêtise et l’obstination.

  2. A mon avis le virage forcé vers la voiture électrique est un facteur majeur:

    – Les voitures électriques sont plus chères
    – les voitures hybrides pèsent des centaines de kilos supplémentaires qui plombent leur consommation
    – le problème de la recharge (durée, bornes, fourniture d’électricité)) n’est pas résolu
    – on comprend bien confusément (livres publiés sur le sujet) que l’électrique n’a rien d’écologique et pourra être remis en cause
    – Bref la confiance n’est pas là

  3. Pourquoi le marché automobile est en difficulté ? Voir Macron et ses idioties sans limites contre l’automobile et ce n’est pas fini .. Macron et sa bande d’irresponsables et d’incultes détruisent tout ce qu’ils touchent aidé en cela par la majorité des médias, dans les faits aidé par tous ceux qui y ont des intérêts ou si j’ose dire par tous les assistés de la République et ils sont nombreux, très nombreux hélas. Alors les CGT et compagnie au lieu de vous prendre aux patrons qui subissent la destruction de l’automobile comme vous d’ailleurs attaquez vous aux vrais responsables. Vous aurez la parole dans quelques semaines alors si une fois de plus vous votez pour la mafia des destructeurs de gauche et de droite il ne faudra que vous prendre à vous même. En analysant en profondeur les programmes ils ne sont pas nombreux à mériter d’être Président pour moi après toutes mes analyses hors médias il n’y en a qu’un seul. Cela élimine déjà les pleureuses et Macro cela va s’en dire. Au lieu d’écouter tous ces parasites d’experts de toute nature et dans tous les domaines prenez les programmes et lisez les haut et fort et vous comprendrez enfin je l’espère.

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