Depuis février 2026, les véhicules flashés en excès de vitesse peuvent, dans certains cas, faire l’objet d’un contrôle automatique de leur assurance. Dans quelles situations les radars peuvent-ils vérifier votre assurance auto ? Comment ce nouveau dispositif fonctionne-t-il ? Quel est l’objectif de la Sécurité routière avec cette mesure ? Coyote répond à toutes vos questions sur le sujet !
En février 2026, la Sécurité routière a annoncé l’instauration d’une nouvelle mesure visant à vérifier l’assurance auto des conducteurs en excès de vitesse. Directement effectuée par le radar ayant flashé l’infraction au Code de la route, cette vérification n’est pas systématique : l’appareil est programmé pour contrôler votre assurance auto en cas de « grand excès de vitesse » – soit à partir d’un dépassement de 50 km/h de la vitesse autorisée.
Le principe de fonctionnement est simple : lorsqu’un véhicule est flashé par un radar et que la vitesse constatée dépasse de 50 km/h la limite autorisée, les données de sa plaque d’immatriculation sont automatiquement transmises au Centre National de Traitement des Infractions (CNTI), puis croisées avec le Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Le nom du propriétaire du véhicule n’y figure pas ? Il se trouve alors en double infraction : excès de vitesse et défaut d’assurance.
À savoir : ce ne sont pas les radars qui se connectent automatiquement au CNTI : ces derniers enregistrent l’infraction et les données de la plaque d’immatriculation, mais ce sont les administrateurs qui interrogent les fichiers autorisés.
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Comme on vient de le voir, cette vérification automatique ne concerne que les véhicules flashés en excès de vitesse d’au moins 50 km/h. Le dispositif n’a donc pas vocation à remplacer les vérifications effectuées par les forces de l’ordre lors des contrôles routiers. Par ailleurs, certains radars et dispositifs embarqués équipés de lecteur de plaques d’immatriculations étaient déjà capables de réaliser ces contrôles avant la mesure, bien que cette utilisation soit encore minoritaire.
Cette nouvelle mesure a été mise en place par la Sécurité routière pour répondre à un objectif clair : réduire au maximum le nombre de personnes circulant sans assurance sur les routes de France.
Les chiffres sont éloquents : en 2024, selon l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), 216 personnes ont trouvé la mort dans un accident routier impliquant un véhicule non assuré, soit 7 % de la mortalité routière, tandis qu’environ 515 000 conducteurs rouleraient sans assurance.
Par ailleurs, selon une étude de l’ONISR réalisée en 2022, les personnes conduisant une voiture sans assurance auraient 4 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel que la moyenne – 2,5 fois plus pour les conducteurs de deux-roues motorisés. L’Observatoire considère notamment que cette catégorie d’automobilistes et de motards prend plus de risques sur la route pour eux-mêmes et pour les usagers. Rappelons toutefois que bien que la mesure de contrôle automatique soit sans doute nécessaire, elle ne permettra pas de vérifier l’assurance auto des personnes non assurées ne faisant pas d’excès de vitesse supérieur à 50 km/h.
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