Les différents radars en France

Depuis l'installation en 2003 des premiers radars sur le bord des routes françaises, de nombreux modèles de radars ont été mis en place... Principalement utilisé pour contrôler la vitesse de circulation des automobiles, certains permettent désormais de contrôler le franchissement des feux rouges ou des passages à niveau ! Et si vous sillonnez régulièrement le territoire français à l'aide de votre véhicule, vous en avez forcément croisé quelques-uns... Selon les chiffres de la Sécurité Routière, il n’y aurait pas moins de 4 700 radars en service sur les routes de l'Hexagone ! Ils se répartissent selon trois catégories : les radars fixes, les radars mobiles et les radars déplaçables. Alors, pour y voir plus clair, découvrez notre dossier sur les différents types de radar !

conduire

Les radars fixes

Il est le premier type de radar à avoir été installé en 2003, alors ce n'est pas un hasard si c'est celui que l'on rencontre le plus fréquemment aux abords de la chaussée. Les radars fixes sont eux-mêmes rangés selon 4 catégories : le radar de vitesse fixe, le radar de vitesse moyenne, le radar de feu rouge et le radar de passage à niveau.

Le radar de vitesse fixe

radar fixe

En service depuis 2003, le radar de vitesse fixe contrôle la vitesse de circulation des automobilistes. Il se décline lui aussi en plusieurs modèles, à savoir : le classique qui contrôle seulement un sens de circulation ainsi que le radar double-sens, qui lui, contrôle les deux sens de circulation. Depuis 2017, ces radars sont progressivement remplacés par les radars tourelles !

radar troncon

Le radar de vitesse moyenne

Installé depuis 2012, il permet de calculer la vitesse moyenne de circulation d'un véhicule sur une portion de route. On l'appelle plus communément le radar tronçon !

Le radar discriminant

Installé depuis 2011, le radar discriminant permet de contrôler la vitesse de circulation tout en différenciant la catégorie du véhicule contrôlé !

radar feu rouge

Le radar de feu rouge

En service depuis 2009, il permet de contrôler le franchissement d'un feu rouge. À savoir, le radar prend une première photo lors du franchissement de la ligne du feu rouge et une deuxième photo si le véhicule ne s'est pas arrêté...

radar passage pieton

Le radar de passage à niveau

Installé depuis 2012, il permet de contrôler le franchissement d’un passage à niveau. En effet, le radar flashe à deux reprises si un véhicule franchit le passage à niveau lors du feu rouge clignotant.

Les radars mobiles

radar mobile

Comme leur nom l'indique, les radars mobiles ne sont pas cantonnés à une seule et même position ! À l'inverse des radars fixes, ils ne sont pas signalés et demandent plus de vigilance... Ce type de radar se décline en deux catégories : le radar de vitesse embarqué et le radar privatisé.

Le radar de vitesse embarqué

En service depuis 2004, il permet de contrôler la vitesse de circulation d’un automobiliste sur un seul sens de circulation. Utilisé par les forces de l'ordre, on le retrouve généralement dans un véhicule arrêté et positionné sur le bord de la route ou débarqué du véhicule sur un trépied !

Pour en savoir plus sur les radars embarqués :

Le radar privatisé

Il est le radar le plus discret pour contrôler la vitesse de circulation d'un automobiliste. Ce type de radar est utilisé dans une voiture banalisée conduite par un chauffeur privé... Tout en circulant, le véhicule bénéficie donc d'un équipement lui permettant de contrôler la vitesse des véhicules qu'il croise, et ce, dans les deux sens de circulation. De plus, le véhicule détecte les excès de vitesse de manière totalement invisible, c'est-à-dire, qu'il n'émet aucun flash !

Le radar déplaçable

En service depuis 2015, le radar déplaçable est en réalité un radar autonome. Il permet de contrôler la vitesse sur les deux sens de circulation dans des zones de danger ou sur les chantiers présents sur les voies de circulation !

Petit manuel du super-héros pour éviter les Flash(s)

Les flashs, et plus particulièrement les contraventions, ne sont pas franchement les alliés des automobilistes… Pour éviter les flashs qui visent à faire respecter les limitations de vitesse et signaler des zones de danger, il convient d’adapter sa conduite. Pour vous aider à y voir plus clair, Coyote enfile sa cape et vous livre ses conseils et astuces pour une conduite en toute sécurité (et sans flash).

Nous ne sommes pas seuls

Dans le domaine de la conduite, la vigilance est votre alliée. Si l’on a parfois tendance à oublier que nous sommes seuls sur la route, il faut néanmoins savoir s’adapter aux autres automobilistes. Tout d’abord, respectez les distances de sécurité, ceci devrait pouvoir vous aider à maintenir une vitesse en-deçà des limitations.

Pour calculer approximativement la distance de sécurité entre deux véhicules, il faut multiplier le chiffre des dizaines de la vitesse exprimée en km/h par 6 : si vous roulez à 50 km/h, la distance qui doit vous séparer du véhicule qui vous précède doit être de 5 x 6 = 30 mètres. À 90 km/h, vous devrez rouler à 9 x 6 = 54 mètres derrière le véhicule devant vous.

Vous roulez à … La distance de sécurité réglementaire (par temps sec)
50 km/h 28 mètres
90 km/h 50 mètres
110 km/h 62 mètres
130 km/h 73 mètres

On n’oublie pas non plus les basiques : dépassement par la gauche, respect des priorités…
Connaissez-vous le montant des amendes lors de vos infractions ?

Quand Mère Nature nous joue des tours

Les autres véhicules ne sont pas les seuls paramètres dont vous devez tenir compte au volant. Adapter votre vitesse aux conditions de conduite est essentiel. La nuit, mais aussi les intempéries comme la pluie, le verglas ou le brouillard sont autant de données à considérer.

Ces conditions peuvent en effet vous induire en erreur quant à la maîtrise de votre véhicule et sa vitesse. Avec un champ de vision réduit, vous pouvez involontairement ignorer un panneau de signalisation ou un marquage au sol. Si la chaussée est détrempée ou verglacée, vous pouvez perdre le contrôle de votre véhicule. Il convient dans ces cas de réduire votre vitesse et d’allonger la distance de sécurité.

Souvenez-vous : en cas de visibilité inférieure à 50 mètres, la vitesse maximale autorisée est abaissée 50 km/h quel que soit l’endroit où vous circulez.

Apprendre à se connaître

En bon super-héros, il peut parfois arriver que vous vous surestimiez et ignoriez votre fatigue, votre stress ou votre alcoolémie. Vos réflexes et champ visuel se voient ainsi diminués et votre attention considérablement réduite. Ce sont autant de facteurs qui peuvent vous amener à dépasser les limitations de vitesse.

Parfois, prendre un taxi, vous faire raccompagner par un ami ou vous accorder une petite sieste avant de prendre le volant peut être salutaire et vous éviter quelques contraventions !

Et n’oubliez pas, celui qui conduit, c’est ce lui qui ne boit pas ! Le code de la route est clair à ce sujet : À partir de 0,2 g/l dans le sang (ou 0,1 mg/l air expiré) : la conduite est interdite pour deux catégories d’usagers : les conducteurs novices et les conducteurs de véhicules de transport en commun. À partir de 0,5 g/l dans le sang (ou 0,25 mg/l air expiré) : la conduite est interdite pour tous les autres conducteurs.