Radars : 16 ans après, quel bilan ?

Depuis leur inauguration en octobre 2003, les radars automatiques fixes et mobiles ont parcouru du chemin : entre le déploiement de nouvelles générations, l’apparition de voitures radars et les derniers-nés radars multifonction, la Sécurité Routière dénombre environ 4 700 radars en place sur l’année 2019, répartis en une dizaine de catégories. Quelle efficacité ? Quelles conséquences pour les conducteurs ? Quelles sont les prochaines mesures ? Coyote vous éclaire (sans flash) et dresse pour vous le bilan des radars.

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Les chiffres clés des radars en 2018

Nombre de radars déployés, nombre de flashs et d’infractions, coûts et recettes… À l’heure du numérique, rien de tel que des chiffres pour tout savoir sur les radars automatiques. Sortez vos calculatrices !

Combien de radars sont en place ?

Au 4 juillet 2018, on comptait en France 3 275* radars fixes, parmi lesquels 1 993 radars fixes classiques (dont 728 à double-sens), 695 radars de feu rouge, 407 discriminants, 102 de calcul de vitesse moyenne et 78 pour le franchissement de passage à niveau. Lors du plan de mesures de Sécurité Routière détaillé en janvier 2018, le Premier ministre Edouard Philippe avait aussi promis la publication d’une carte répertoriant l’ensemble des radars.

*Chiffres issus du site officiel de la Sécurité Routière

Au 1er juillet 2017, 882 radars pédagogiques (qui indiquent la vitesse mais ne sanctionnent pas) étaient également déployés ; la Sécurité Routière ne prévoit pas d’en installer de nouveaux. Si les villes s’en dotent, ce sera désormais à l’initiative des gestionnaires de voirie.

Entre 2004 et 2018, le nombre de radars automatiques a donc progressé de… 3177% !

Néanmoins, le taux de disponibilité des radars - c’est à dire la proportion d’appareils en fonctionnement par rapport aux appareils installés - ne s’élève qu’à 73,1%, soit 20% de moins qu’en 2016. Le vieillissement des installations et surtout un nombre d’actes de vandalisme sans précédent ont raison du bon fonctionnement des radars. En revanche, il n’est pas toujours aisé de savoir quels sont ceux qui sont en état de marche… Il faut donc rester vigilant !

Combien de flashs radars en 2018 ?

Les radars fixes sont les plus gros pourvoyeurs de flashs. En 2018, 23,8 millions de flashs ont été enregistrés de la part des radars automatiques (-9% par rapport à 2017). Une diminution qui s’explique par plusieurs facteurs : la dégradation des radars en hausse (notamment depuis le mouvement des gilets jaunes), la faible activité des radars embarqués ou encore l’obligation de désignation du conducteur.

Par ailleurs, le nombre de flashs et d’infractions constatées n’est pas le même : en effet, le cliché peut être inexploitable, l’automobiliste rester introuvable, ou l’amende contestée. Ainsi, en 2018, plus d’une infraction sur trois n’a pas été transformée en contravention et donc généré des recettes.

Combien ça rapporte ?

Sujet polémique s’il en est, les recettes des radars automatiques n’ont cessé de croître depuis 2003, jusqu’à l’année 2018, où l’on observe une diminution de 14%, soit 149 millions d’euros. Ainsi, en 2018, le montant des recettes générées s’élève à 864 millions d’euros, amendes forfaitaires et majorées confondues.

L’écart avec l’année précédente a été très marqué dès le premier semestre, période qui a suivi l’annonce de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80km/h.

À ces recettes, il faut bien évidemment soustraire le coût de gestion théorique de ces radars automatiques, qui représente un budget important (186 M€ pour l’entretien des radars automatiques en 2015) mais absent des chiffres présentés pour 2019.

Le Projet de loi Finances 2019 prévoit un montant de recettes équivalent à 1,230 milliard d’euros durant l’année 2019, soit une augmentation estimée d’un peu plus de 115 millions d’euros. Une conclusion logique à un déploiement toujours plus important de nouveaux types de radars.

Quels sont les différents types de radars ?

Avec l’apparition des derniers radars dits “mobiles mobiles”, les radars automatiques sont désormais au nombre de huit. Parfois fixe, parfois embarqué, chaque appareil a d’ailleurs sa propre spécificité. Petit tour des routes de France... et de radars.

1. Le radar vitesse fixe

radar fixe

Au nombre de 2181 au 1er août 2015, les radars fixes ont été les premiers à être installés lors de l’implémentation de la nouvelle politique de sécurité routière et l’arrivée des radars automatiques. La troisième génération de radars fixes a été déployée en 2006.

Les radars fixes sont installés sur les bords de route, dans des zones considérées comme accidentogènes ou à intervalles réguliers sur les grands axes afin de faire diminuer la vitesse moyenne.

Le seuil de tolérance des radars fixes est de 5 km/h en-dessous de 100 km/h et de 5% au-dessus de cette vitesse. Ainsi, trois vitesses différentes figurent sur les PV : la vitesse maximale autorisée, la vitesse enregistrée par le radar et enfin la vitesse retenue après application de cette marge technique.

2. Le radar tronçon

radar troncon

Autrement appelé radar vitesse moyenne, le radar tronçon est apparu sur nos routes en 2012. On en dénombrait 100 au 1er août 2015, date des derniers chiffres officiels de la Sécurité Routière.

Le radar tronçon calcule la vitesse moyenne d’un véhicule entre un point A et un point B. Pour ce faire, les caméras infrarouge enregistrent la plaque d’immatriculation et relèvent une heure de passage afin de calculer la vitesse entre les deux appareils. En cas de dépassement de la vitesse autorisée, l’infraction est constatée au point de sortie du tronçon.

À l’instar des radars fixes, une marge technique de 5 km/h ou de 5% selon la vitesse relevée est appliquée.

3. Le radar de feu rouge

radar feu rouge

Comme son nom l’indique, le radar de feu rouge est installé sur les feux de signalisation, et plus particulièrement ceux situés sur des carrefours. Il n’a pas pour mission de mesurer la vitesse d’un véhicule mais de constater si celui-ci dépasse, lorsque le feu est rouge, la ligne d’effet des feux (LEF), en pointillés sur la chaussée, et s’il poursuit sa route après le feu rouge. Ce sont donc deux clichés qui sont pris.

Là encore, une marge technique existe : ainsi, si la voiture a franchi la ligne d’effet des feux sans toutefois dépasser le feu de signalisation, une seule photo est prise et aucune infraction n’est constatée par le radar de feu rouge.

Dans le cas où votre véhicule dispose d’une remorque, sachez que le franchissement de la ligne d’effet des feux est constatée sur le véhicule de traction : si celui-ci passe la LEF au vert mais que la remorque passe au rouge, vous ne serez pas en tort.

712 radars de feu rouge étaient déployés au 1er août 2015.

4. Le radar discriminant

Apparus il y a cinq ans, les radars discriminants sont des radars automatiques qui sont capables d’identifier le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs apparaissent sur un fichier en indiquant la voie de circulation. Ils savent également distinguer un véhicule “classique” d’un poids lourd pour lequel des limitations de vitesse différentes sont appliquées.

Les radars discriminants, au nombre de 237 au 1er août 2015, sont situés sur des zones accidentogènes où la vitesse est souvent mise en cause. Ils sont également situés sur des tronçons à fort trafic de poids lourds. La marge technique propre aux radars fixes leur est appliquée.

5. Le radar mobile

radar mobile

Les radars mobiles sont des dispositifs visant à mesurer la vitesse qui sont installés à bord de véhicules banalisés. Ils peuvent être embarqués, c’est-à-dire situés à l’intérieur du véhicule ou débarqués sur la chaussée. Contrairement aux radars fixes, les radars mobiles ne sont pas signalés en amont.

Apparus en 2004, ils sont depuis 2013 peu à peu remplacés par des radars mobiles nouvelle génération, également appelés radars mobiles mobiles, qui peuvent détecter la vitesse tout en étant situés à bord d’un véhicule en circulation. Ces derniers, plus discrets, ne disposent en outre pas de flash visible. En août 2015, 569 radars mobiles de première génération et 260 radars mobiles mobiles étaient déployés sur le territoire français.

Les seuils de tolérance entre les radars mobiles première génération et nouvelle génération ne sont pas les mêmes : il est de 5 km/h ou 5% pour les premiers, et de 10 km/h ou 10% pour les seconds.

6. Le radar passage à niveau

radar passage pieton

Sans surprise, les radars de passages à niveau visent à contrôler le respect des feux rouges clignotants situés sur les passages à niveau. Ils fonctionnent peu ou prou sur le même principe que les radars de feu rouge.

Afin que les conducteurs puissent respecter la signalisation, un délai de trois secondes en agglomération et de cinq secondes hors agglomération est appliqué. Ce n’est qu’après ce seuil que le véhicule ayant franchi la ligne LEF est flashé une première fois (au dépassement) puis une seconde fois quelques mètres plus loin. Pour attester l’infraction sur les clichés, un second feu clignotant en alternance avec le premier est également installé.

Comme les radars de feu rouge, les radars passage à niveau ne sont pas signalés, les feux clignotants constituant déjà une signalisation. Ils étaient au nombre de 72 au 1er août 2015.

7. Le radar autonome

Les radars autonomes, également appelés radars chantiers, sont des radars semi-fixes qui sont situés sur des zones de danger temporaire comme les chantiers. Ils ont été mis en expérimentation dès 2012, avant d’être déployés en 2015.

Fonctionnant sur batterie, ce radar d’une grande flexibilité peut être mis en service en une trentaine de minutes seulement.

Le radar autonome peut également mesurer la vitesse des véhicules dans les deux sens de circulation et ce sur quatre voies.

Ce super-radar vise à protéger les automobilistes mais également les personnes travaillant sur les chantiers, et notamment ceux sur les autoroutes où les limitations de vitesse ne sont pas toujours respectées. On en comptait environ 70 en juillet 2016.

8. Le radar pédagogique

radar pedagogique

Seul radar qui ne conduit pas à une sanction, le radar pédagogique est un dispositif qui permet d’indiquer au conducteur sa vitesse à titre indicatif, afin qu’il se mette en conformité avec les régulations de vitesse en vigueur.

Certains radars pédagogiques indiquent également la sanction à laquelle s’expose le conducteur s’il maintient sa vitesse. Ils sont généralement situés aux abords des écoles.

9. le radar mobile embarqué

Utilisés depuis Mars 2013, les radars mobiles embarqués sont des appareils prenant place dans un véhicule banalisé.
À la différence d'un radar fixe, le radar mobile embarqué est capable de mesurer la vitesse d'un véhicule en déplacement et ce tout en mouvement. L’excès de vitesse est constaté par le système embarqué et non pas par les forces de l’ordre.

Le radar mobile embarqué flash discrètement, grâce à sa caméra infrarouge, les automobilistes dès lors qu’ils dépassent la limite de vitesse autorisée de 10 km/h.
À titre indicatif, les véhicules roulant à partir de 146 km/h sur l’autoroute, 124 km/h sur une voie express, 102 km/h sur une route nationale ou départementale et 61 km/h en agglomération seront flashés.

Aujourd’hui, ces véhicules banalisés se déplacent sur des axes prédéterminés par les forces de l’ordre sous l’autorité des préfets de département. Ces axes sont principalement des portions de route où l’excès de vitesse mène à l’accident.
A court ou moyen terme, l’état souhaite confier cette mission à des sociétés privées et munir leur véhicule de radars mobiles embarqués.

Alors comment réussir à identifier les radars mobiles embarqués ?
Les voitures contenant un radar embarqué sont pour la plupart du temps des Renault Mégane dCi à cinq portes. Présence d'un gros boîtier sur le tableau de bord. Il s'agit de la caméra reliée au système embarqué. La tenue vestimentaire des occupants du véhicule qui sont vêtus de leur uniforme.

Pour en savoir plus sur les radars embarqués :

Petit manuel du super-héros pour éviter les Flash(s)

es flashs, et plus particulièrement les contraventions, ne sont pas franchement les alliés des automobilistes… Pour éviter les flashs qui visent à faire respecter les limitations de vitesse et signaler des zones de danger, il convient d’adapter sa conduite. Pour vous aider à y voir plus clair, Coyote enfile sa cape et vous livre ses conseils et astuces pour une conduite en toute sécurité (et sans flash).

Nous ne sommes pas seuls

Dans le domaine de la conduite, la vigilance est votre alliée. Si l’on a parfois tendance à oublier que nous sommes seuls sur la route, il faut néanmoins savoir s’adapter aux autres automobilistes. Tout d’abord, respectez les distances de sécurité, ceci devrait pouvoir vous aider à maintenir une vitesse en-deçà des limitations.

Pour calculer approximativement la distance de sécurité entre deux véhicules, il faut multiplier le chiffre des dizaines de la vitesse exprimée en km/h par 6 : si vous roulez à 50 km/h, la distance qui doit vous séparer du véhicule qui vous précède doit être de 5 x 6 = 30 mètres. À 90 km/h, vous devrez rouler à 9 x 6 = 54 mètres derrière le véhicule devant vous.

Vous roulez à … La distance de sécurité réglementaire (par temps sec)
50 km/h 28 mètres
90 km/h 50 mètres
110 km/h 62 mètres
130 km/h 73 mètres

On n’oublie pas non plus les basiques : dépassement par la gauche, respect des priorités…
Connaissez-vous le montant des amendes lors de vos infractions ?

Quand Mère Nature nous joue des tours

Les autres véhicules ne sont pas les seuls paramètres dont vous devez tenir compte au volant. Adapter votre vitesse aux conditions de conduite est essentiel. La nuit, mais aussi les intempéries comme la pluie, le verglas ou le brouillard sont autant de données à considérer.

Ces conditions peuvent en effet vous induire en erreur quant à la maîtrise de votre véhicule et sa vitesse. Avec un champ de vision réduit, vous pouvez involontairement ignorer un panneau de signalisation ou un marquage au sol. Si la chaussée est détrempée ou verglacée, vous pouvez perdre le contrôle de votre véhicule. Il convient dans ces cas de réduire votre vitesse et d’allonger la distance de sécurité.

Souvenez-vous : en cas de visibilité inférieure à 50 mètres, la vitesse maximale autorisée est abaissée 50 km/h quel que soit l’endroit où vous circulez.

Apprendre à se connaître

En bon super-héros, il peut parfois arriver que vous vous surestimiez et ignoriez votre fatigue, votre stress ou votre alcoolémie. Vos réflexes et champ visuel se voient ainsi diminués et votre attention considérablement réduite. Ce sont autant de facteurs qui peuvent vous amener à dépasser les limitations de vitesse.

Parfois, prendre un taxi, vous faire raccompagner par un ami ou vous accorder une petite sieste avant de prendre le volant peut être salutaire et vous éviter quelques contraventions !

Et n’oubliez pas, celui qui conduit, c’est ce lui qui ne boit pas ! Le code de la route est clair à ce sujet : À partir de 0,2 g/l dans le sang (ou 0,1 mg/l air expiré) : la conduite est interdite pour deux catégories d’usagers : les conducteurs novices et les conducteurs de véhicules de transport en commun. À partir de 0,5 g/l dans le sang (ou 0,25 mg/l air expiré) : la conduite est interdite pour tous les autres conducteurs.

Radars : que vous réservent les deux prochaines années ?

400 radars tourelles en 2019, 6000 radars en 2020
Venus remplacer les radars fixes vandalisés, les radars tourelles « Mesta Fusion 2 » sont ces petites boîtes noir et blanc sur un poteau haut de 4 mètres, qui viennent désormais fleurir le bord de nos routes. Si l’installation des premiers radars tourelles remonte à début juin, leur mise en service n’a été effective qu’à partir de la troisième semaine du mois, sans avoir été annoncée. Ainsi, de nombreux automobilistes ont reçu, avec surprise, des contraventions à la suite d’excès de vitesse.

La totalité des radars dégradés est vouée à être remplacée par ces modèles nouvelle génération, qui ne seront par ailleurs pas tous actifs en même temps pour persuader les automobilistes de ralentir plus que de les verbaliser.

Si 400 radars tourelles sont prévus avant fin 2019, 2000 devraient border nos routes en 2020. Dans une démarche moins punitive, le gouvernement prévoit un parc de 6000 radars leurres d’ici 2020, avec une rotation géographique de 1 200 tourelles.

Une augmentation des recettes

Avec la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur de nombreuses routes secondaires pendant la majeure partie de l’année, le projet de loi finances 2019 prévoit une hausse de 12% des recettes générées par les radars, ce qui représente 1,23 milliard d’euros. Même s’il n’y a pas moins d’appareils que l’année précédente, les radars sont plus efficaces grâce à des formats variés, comme les fixes et les mobiles, les cabines et les tourelles, etc.

Des radars urbains avant 2020

Fin 2019, un nouveau type de radar devrait faire son apparition : le radar urbain. Un contrat de 150 millions d’euros a en effet été signé avec Parifex et Idemia, deux sociétés françaises innovantes, spécialisées dans la sécurité numérique et les systèmes de contrôle de vitesse.

Le radar urbain, officiellement appelé ETU pour Equipement de Terrain Urbain, sera installé dans les centres-villes et sera capable de verbaliser plusieurs types d’infraction : excès de vitesse, passage au feu rouge, non-respect du passage piéton et de l’arrêt au stop. Ce nouveau système détectera également le téléphone au volant, le non-port de la ceinture et le dépassement sur les voies cyclables.

L’ETU sera déplaçable, afin de couvrir alternativement différents quartiers, et seule une cabine sur cinq sera équipée d’un radar fonctionnel. Les autres ne seront présentes qu’à titre dissuasif. L’installation de ces radars urbains coûtera environ 50 millions d’euros et leur déploiement sur le territoire devrait prendre jusqu’à deux ans.

Des voitures radars privées

Les voitures radars privées investissent peu à peu le nord de la France. Après une expérimentation d’un an en Normandie, cette nouvelle manière de contrôler la circulation s’étend jusqu’au Pays de la Loire et Centre Val de Loire. Le principe ? Des voitures privées, appartenant à la société Mobiom et capables d’enregistrer les excès de vitesse des autres automobilistes.

Les conducteurs à bord de ces voitures radars sont rémunérés au nombre de kilomètres de contrôle effectué et n’ont pas accès aux données relevées, qui sont transmises de façon cryptée à la CNT (Centre national de Traitement des infractions).

Si ce nouveau système de contrôle routier se montre concluant, il se pourrait qu’il soit déployé dans toute la France d’ici les deux prochaines années. Toutefois, les résultats s’avèrent pour l’instant décevants pour l’Etat. En six mois, seules 1 760 infractions ont été enregistrées dans la Manche, alors que, en parallèle, le nombre d’excès de vitesse a augmenté de 54%, selon le préfet du département.

Bientôt des contrôles routiers par drones

En mai 2019, les tout premiers contrôles routiers par drones étaient testés sur l’autoroute A126, en Île-de-France. Si cet essai ciblait uniquement les motards, les drones policiers devraient également repérer les infractions des automobilistes d’ici quelques années.

A plus de trente mètres du sol, ces drones survoleront les routes étroites et dangereuses, sur lesquelles les forces de l’ordre peuvent difficilement intervenir. Les policiers pourront alors surveiller la circulation à distance, en stationnant quelques kilomètres plus loin. Grâce aux images retransmises en direct par les drones, ils pourront rapidement interpeller les auteurs d’une infraction.