Même Henry Ford, l’inventeur de la chaîne automobile et champion de l’automatisation, aurait eu du mal à y croire, mais c’est pourtant loin d’être une blague : les nouvelles générations de Dark Factories spécialisées dans la fabrication automobile (soit des usines capables de fonctionner essentiellement avec des robots et sans lumière, d’où leur nom) devraient bientôt voir le jour. Une révolution qui permettrait aux constructeurs d’améliorer leurs profits comme jamais auparavant, mais qui s’annonce logiquement beaucoup plus sombre pour les salariés du secteur.
Au cours de l’histoire, il est parfois arrivé que la réalité dépasse la fiction. Avec la création des nouvelles Dark Factories dédiées à la production automobile, cela devrait se produire encore une fois, et plus rapidement qu’on ne le pense : selon plusieurs rapports d’experts (notamment ceux des cabinets Gartner et Warburg Research), ces premières usines à robots 100 % lights-out ne possédant aucun humain sur les lignes devraient être opérationnelles avant 2030 en Chine.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser en Europe, le concept de Dark Factory n’est pas une nouveauté. Dans les faits, la première usine de ce type a vu le jour au Japon il y a plus de…20 ans (en 2001, plus précisément) ! Ironie du sort, elle était spécialisée dans la robotique industrielle (elle produisait des robots) et pouvait fonctionner sans intervention humaine. Permettant de réduire drastiquement les coûts (dont ceux liés à la main d’œuvre, bien sûr), le modèle est rapidement repris par la Chine, et fait des émules dans plusieurs autres secteurs au sein de l’Empire du Milieu (notamment la création de smartphones).
Si le secteur automobile a mis du temps à développer le concept (en raison des problématiques de production liées à son activité, notamment la complexité à faire installer des matériaux souples comme les câbles autos ou les sièges en tissu par des robots), il est désormais en passe de rattraper son retard. En 2024, Xiaomi inaugure une Dark Factory à Pékin où les robots se chargent à 100 % du gros œuvre, mais ne peuvent pas encore remplacer l’humain lors de la phase finale de l’assemblage – le soudage, l’assemblage de la carrosserie et la peinture sont toutefois effectués sans aucune présence humaine.
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Une nouvelle étape devrait donc prochainement être franchie à l’orée 2030 (toujours en Chine, mais la Corée et les États-Unis ne sont pas très loin derrière) avec l’apparition de premières usines automobiles fonctionnant exclusivement avec des robots : cette fois-ci, même l’assemblage final (installation des sièges et des câbles, garnitures intérieures) devrait être pris en charge par des robots (ce qui n’est pas encore le cas, comme on vient de le voir).
D’après les avancées actuelles et les prévisions des experts, l’usine automobile de 2030 conçue sur le modèle de la Dark Factory ne sera plus une simple évolution de la chaîne de production inventée par Ford, mais marquera une rupture technologique totale :
Si la fiabilité mécanique des prochaines Dark Factories est quasiment totale, la vulnérabilité du système est toutefois réelle sur certains points :
Autrement dit, les voitures fabriquées essentiellement par des robots devraient être plus fiables (d’un point de vue purement technique et structurel), mais pourront être victimes de bugs de mise à jour logicielle susceptibles de perturber par moment leur fonctionnement.
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