Nouveauté : les radars anti-bruit pour les motos

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Vue de la route depuis une moto

L’article R318-3 du Code de la route stipule que « les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route ou aux riverains ». C’est aujourd’hui plutôt le Code de la Santé publique sur lequel se fonde le gouvernement, particulièrement l’article R1336-5. Ce dernier épingle les dangers d’un bruit excessif pour la tranquillité des habitants et leur santé .

Que vous soyez simple riverain ou amateur de belles cylindrées, le bruit d’un V8 ou d’une grosse accélération vous est familier, voire désagréable. L’Etat expérimente donc en ce moment un prototype de radar anti-bruit dans 8 villes devant permettre de verbaliser les conducteurs trop bruyants, et en premier lieu les motards.

Devant cet enjeu de santé publique (stress, troubles du sommeil, problèmes cardio-vasculaires, …) le gouvernement veut sanctionner les usagers contrevenants, avec ces nouveaux radars à la pointe de la technologie. C’est la récente LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) qui est à l’origine de cette nouvelle expérimentation.

Comment fonctionne le radar anti-bruit ?

Surnommé « méduse », il s’agit d’une caméra 360° et de cinq micros montés sur un poteau, pouvant identifier assez précisément l’origine d’un bruit trop élevé, avant de flasher les plaques d’immatriculation. La caméra est en mesure de capter intégralement le passage du véhicule, et le nombre de micros permet de faire la différence entre les différentes sources de pollution sonore.

Quelles sanctions pour les motards ?

Pour l’instant, il s’agirait d’envoyer une convocation au motard pour qu’il fasse tester le bruit émis par son pot d’échappement et qu’il soit verbalisé s’il est trop bruyant. La sanction en elle-même n’a pas encore été clairement précisée : jusque-là, en cas de contrôle, on pouvait s’attendre à une amende de 135€, plus 11€ pour pot non-homologué, voire l’immobilisation du véhicule.

Si, en théorie, seuls les pots non-homologués (ou ayant perdu leur chicane…) seraient pénalisés, certains modèles pourtant homologués pourraient être concernés. Reste à savoir quelle tolérance sera appliquée au-delà du seuil autorisé, si le radar saura faire la différence entre les différents seuils, et si l’ensemble d’un groupe de motards serait flashé en cas d’excès.

Une seule certitude, les premières sanctions pourront tomber dès 2022 : d’ici-là, attention aux limitations en ville, et surtout aux reprises et accélérations. Sont aujourd’hui concernées Paris, Nice, Toulouse, Bron, Rueil-Malmaison, Villeneuve-le-Roi, Saint-Lambert et Saint-Forget, mais le procédé pourra s’étendre à l’ensemble des agglomérations où le bruit pose souvent problème.

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