La voiture électrique : pas si écolo que ça !

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Renault Zoé, Peugeot e-208, Tesla Model 3, Audi e-tron : le marché de l’automobile fait aujourd’hui la part belle aux électriques. Lorsque l’on sait que les transports sont responsables d’une grande partie de la pollution en ville, on comprend notre volonté de trouver des alternatives plus propres pour se déplacer. Mais la voiture électrique est-elle vraiment écologique ? Coyote vous éclaire sur le sujet.

Une voiture qui ne pollue pas, à moins que …

Le CO2 rejeté par les voitures diesel et essence est responsable de bien des problèmes pour notre planète. Une voiture électrique a justement l’avantage de ne pas rejeter de CO2 dans l’atmosphère lorsqu’elle roule. Et c’est en s’opposant à ces véhicules classiques que la voiture électrique se positionne comme une alternative zéro émission, une voiture non-polluante ou un véhicule propre.

Mais pourtant l’électricité utilisée pour faire rouler une voiture électrique vient bien de quelque part ?

L’électricité est encore rarement issue d’énergies propres

En France le nucléaire est aujourd’hui l’énergie majoritairement utilisée pour produire de l’électricité. En Allemagne c’est le charbon, une des énergies les plus polluantes. Si nos voitures électriques ne rejettent pas de CO2 de manière directe dans nos villes, elles ne sont pour autant pas « propres ». Car pour produire de l’électricité il faut aujourd’hui avoir recours à des énergies ayant un impact sur l’environnement.

Pour être véritablement écologique en roulant en voiture électrique, deux solutions :

  • Choisir un fournisseur d’électricité ayant majoritairement recours aux énergies renouvelables ;
  • Déménager en Norvège, où 95% de l’électricité provient d’énergies renouvelables !

L’impact écologique de la construction d’une voiture électrique

À l’heure actuelle, la construction d’une voiture électrique dégage plus de CO2 que celle d’un diesel ou d’une essence. Mais qu’est-ce qui est responsable de ce bilan peu glorieux pour la voiture électrique ?

Il faut chercher la réponse du côté de la fabrication de la batterie. C’est la partie centrale de ce type de voiture, celle qui coûte le plus cher et dont dépendent la puissance et l’autonomie de la voiture électrique. Aujourd’hui, la très grande majorité des batteries sont produites en Chine, un pays qui reste le plus grand consommateur de charbon du monde.

Pour créer ces batteries, la Chine doit s’approvisionner en métaux rares comme le lithium, le nickel, le cobalt ou encore le manganèse. L’extraction de ces métaux précieux est responsable de deux fléaux :

  • Un problème environnemental avec des rejets de polluants dans les rivières ;
  • Un problème éthique car les conditions de travail dans les mines, principalement situées en République Démocratique du Congo, sont loin d’être « propres ». Des milliers d’hommes de femmes et d’enfants risquent de graves problèmes de santé dans ces mines, pour une rémunération insignifiante. Vous pouvez retrouver plus d’information sur ce sujet sur le site d’Amnesty International.

La voiture électrique n’est pas épargnée par les problèmes de particules fines

La voiture électrique ne possède pas de pot d’échappement, et pourtant elle produit des particules fines en roulant. Comment est-ce possible ?

C’est possible car en réalité, selon un rapport de l’Observatoire de la qualité de l’air sorti en 2012, 41% des émissions de particules fines du secteur routier proviennent de l’usure des pneus, de l’abrasion des plaquettes de freins ou encore de l’usure de la route. On retrouve dans ces particules fines des composants dangereux pour la santé sous forme de fine poussière : cuivre, cadmium, chrome, nickel, plomb, zinc, etc.

Plusieurs pays d’Europe comme le Royaume-Uni ont pris ces dernières années la route du tout-électrique. Avant de pouvoir considérer ces initiatives comme utiles à la planète, il est nécessaire de trouver des solutions pour rendre véritablement écologique les voitures électriques.

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6 Commentaires

  1. Votre article semble très biaisé et non documenté puisque plusieurs études ont déjà montré que même en prenant en compte l’extraction des métaux pour la batterie et le moteur, et même avec une production d’électricité au charbon, la voiture électrique émettait tout de même moins de CO2 qu’une voiture thermique.
    Il serait quand même temps de vous mettre à la page au lieu de continuer a sortir des arguments encore digne des années 90.

  2. Il me semble que les voitures thermiques sont tout aussi, sinon plus susceptibles de prendre feu. Quelques VE ont pris feu en effet, mais il y a des dizaines de VT en feu sur l’autoroute tous les jours, donc comparons ce qui est comparable et arrêtons de propager ces lieux communs qui n’ont pas de fondement statistique.

  3. Les véhicules électriques émettent au moins trois fois moins de CO2 que les véhicules thermiques en Europe (voir transportenvironment.org), y compris la fabrication.
    Pour éviter toute pollution, déplacez vous à pied !

  4. C’est vrai , la voiture électrique ne pollue pas localement ou peu , mais quand on sait que 40% de l’énergie électrique est produite avec des centrales à charbon au niveau mondial…. on déplace le problème.

    La solution , c’est de rouler avec le moins d’énergie possible, limiter les vitesses, réduire le poids des véhicules,
    On a connu les moteurs à 15l au100, on arrive péniblement à 5-6 litres … vivement les moteurs à 2 litres !

  5. Je suis d’accord avec vous que la voiture électrique n’est pas écologique à cause des batteries, mais il faut aussi parler des incendies spontanés des voitures électriques (notamment des Tesla) dus à l’emballement calorifique des batteries à haute densité d’énergie. Ce sont des feux impossible à éteindre avec les moyens conventionnels et comme l’ont expliqué des pompiers il faut plonger la voiture en feu dans une piscine pendant plusieurs jours.
    J’ai capturé des documents à ce sujets.

    • « C’est possible car en réalité, selon un rapport de l’Observatoire de la qualité de l’air sorti en 2012, 41% des émissions de particules fines du secteur routier proviennent de l’usure des pneus, de l’abrasion des plaquettes de freins ou encore de l’usure de la route. On retrouve dans ces particules fines des composants dangereux pour la santé sous forme de fine poussière : cuivre, cadmium, chrome, nickel, plomb, zinc, etc. »
      Conclusion, la voiture électrique produit 60% de particules fines de moins. Mieux ! Elle n’utilise quasiment pas les freins grâce aux freins par aimant pour recharger la batterie en roulant, donc on peut même estimer qu’elle émet 80% de particules de moins qu’un véhicule thermique.
      On voit bien le côté anti-VE du blog en tout cas…

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